вторник, 19 февраля 2008 г.

Dernière semaine: debriefing

Le soleil du matin presque printanier a égayé ma journée un peu chamboulée par un retard involontaire du à une panne d'électricité dans le métro parisien. J'ai eu même un moment de claustrophobie quand le train bondé s'est arrêté entre les deux stations.

Eh oui, depuis une semaine je goûte à la vie dans une mégapole car je suis à Paris pour un stage et je resterai dans cette ville merveilleuse jusqu'au mois de juin. La scolarité à l'ENA prévoit de longs stages, "Europe" de 4 mois et "Territoires" de 5 mois. J'ai débuté le premier.

Je suis affectée à la Chambre de commerce et d'industrie de Paris. Pour instant, mes sentiments sont mitigés. Mon directeur de stage, directeur de la Chambre, est allé franco avec moi lors de notre premier entretien en disant: "Ecoutez, mademoiselle, à vrai dire, j'ignore quelle tâche on pourrait vous confier... Pour instant, continuer à prospecter, discuter avec des responsables et puis vous êtes libre à construire votre stage comme bon vous semble, à la carte, quoi". Sur le coup, j'avais envie de répondre que puisque c'était comme ça, je ferai mon stage à la carte d’une brasserie à côté. Ceci serait au moins une expérience plus édifiante que celle qui se dessinait devant moi.

Après une semaine passée dans mon petit bureau devant une pile de documents et l’écran de mon ordi, je commence à voir des choses d’une manière plus positive. Cette lecture m’a donné plein d’idées quant à l’organisation de mon job pendant les 4 prochains mois. Je m’en sortirai, ce n’est pas sans espoir.

Le cadre où je travaille est magnifique : c’est un palais du comte polonais Pototsky (les Français ont écrit son nom comme « Potocki » donc comme résultat se nom noble s’est transformé en quelque chose comme Popokiki). C’est un vrai palais avec des portes en bois sculpté, des chandelles en cristal, de la dorure et des miroirs partout. Bref, tout cela me fait trop penser à Saint-Pétersbourg. La Chambre se situe sur l’avenue de Friedland, à deux pas de l’Arc de Triomphe. Le soir, quand je sors du bureau sur les Champs, je ne peux pas m’empêcher de me dire : « Ca y est, je suis en plein cœur de Paris, et cela signifie qu’en ce moment précis, et je me dis cela en toute conscience de la gravité du moment, je suis au centre de cet Univers… » C’est peut-être un truc trop franco-français, mais il parle tant à l’âme russe jumelée par la force du destin à l’âme sœur gauloise…

Je suis logée dans un appart-hôtel à la Défense, et c’est déjà moins drôle. Bon, il me faut quelques petites 20 minutes pour aller sur les Champs, mais, ma foi, le soir ce quartier est mort. Pas un chat dans la rue. Des commerces fermés. Des bureaux abandonnés par des clercs jusqu’au prochain matin. Mais je suis loin de regretter Strasbourg, cette ville adorable de 240 mille habitants, comparable de par son mode de vie ainsi que de par son esprit à notre banlieue Gatchina. Dans cette ville aux sérieuses prétentions d’être la capitale de l’Europe, il faut courir et ramer pour trouver un resto ouvert dimanche soir. Des bons Alsaciens nous rappellent ainsi que le dimanche est un jour dédié au Dieu, et gare à ce qui pensent aux choses moins catholiques. Ils seront condamnés à l’exil solitaire dans leurs chambres d’hôtel tristes et inanimés que j’appelle « des oubliettes de Strasbourg ».

Quand j’ai été de retour sur Paris après 2 mois d’hibernation à Strasbourg, mon cœur a battu la chamade quand j’ai vu des restos ouverts à 4 heures du matin sur le boulevard Saint-Germain, bondé du public jeune et fêtard. Enfin je revis !

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